Journal DOT

Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 17:24
Journal d’Arutha, 1612 3A
Mois de mars


7e jour (suite),

Je continue de traverser Castel Sylvain. Au loin j’aperçois ce qui semblerait être le « quartier » commerçant. Au bord du fleuve longeant la ville (qui se déverse à la Mer de Rhûn), des navires marchands sont chargés et déchargés de caisses de nourriture, de tonneaux de vins provenant sans doute d’Esgaroth (je pense tout de même qu’il ne doit pas être comparable à celui de nos vignobles), des épices, des bijoux (probablement confectionnés par les elfes d’ici, j’ai remarqué que chaque jolie mademoiselle en portait). Puis mon attention se porta sur mes compagnons qui stoppaient la visite, regardant une passerelle en hauteur, surplombant une taverne proche de nous. Un homme aux cheveux gris s’y tenait. Il vint dans notre direction : « Bonjour chers voyageurs » s’était-il contenté de dire.
Il se présenta Vanduril. Son visage trahissait l’inquiétude (serions-nous mal vu ici ?). Pourtant, il était assez agréablement surpris de voir quatre inconnus dans sa cité. En effet, c’était le prince des Elfes Sylvains, rien que ça ! Je m’inclina par politesse, comme le voulait la tradition chez nous aux Havres Gris. Apparemment, ça ne se faisait pas ici…
Puis il nous invita à la taverne.

Il nous parla d’un certain Walther (ça me fait penser à un certain Chuck que j’ai connu…) qu’il soupçonnait de corrompre son père, le roi Thranduil. Pourquoi nous parlait-il de ça, pauvres voyageurs inconnus venus en touristes ici ? Alors il nous expliqua qu’étant donné que ce Walter ne nous avait jamais vu, il se pourrait qu’on devienne espion à la solde de Vanduril pour découvrir ce qu'il manigance ! Ben voyons !
Finalement, j’y voyais là une occasion de vivre une aventure palpitante, qui sait ? Et je pourrais même en faire une saga dans mes chansons. Hum, ça paraissait une bonne idée. C’est ainsi que j’accepte, ainsi que les autres. Unadow, bien sûr, il n’y avait que la récompense qui l’intéressait.. Pour servir une cause juste disait-il. Je veux bien le croire.

Et puis cette histoire me rappelle ce qu'il s'est passé il y a quelques années… Ylena… Non, il faut que j’oublie.
Je m’apprêtais à en savoir un peu plus sur cette histoire mais Vanduril m’interromps : « Très bien, vous avez toute ma gratitude. Je saurais vous récompenser comme il se doit. »
Ah ! je pourrais peut être enfin me payer une mandoline digne de ce nom. Enfin une occasion pour m'essayer à ce superbe instrument ! Mes chansons n’en seront que mieux accompagnées, et puis, ça diversifiera ma musique.

Une bonne raison de plus pour aider ce pauvre Vanduril. Je deviendrais célèbre même aussi loin de chez moi !

Par Arutha - Publié dans : Journal DOT
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 17:25
Journal d’Arutha, 1612 3A
Mois de mars


6e jour,

Voilà maintenant plus de 6 jours que j’ai embarqué dans l’Intrépide et d’après le capitaine nous ne sommes plus très loin. Le paysage longeant la mystérieuse Forêt Noire est à la fois intriguant et merveilleux. Il fait beaucoup plus froid arrivé au nord de ce périple près de la Brande aux Dragons. Heureusement que nous sommes sortis de la saison hivernale, nous aurions été sûrement gelés !

Aussi j’ai rencontré trois nouveaux compagnons durant ce séjour, nous avons semble-t-il la même destination et nos liens se sont rapprochés, notamment lorsqu’un vampire a sévit sur la navire et terrorisant les passagers, le soir même de notre première journée.
Il me tarde de commenter ce voyage sur ce magnifique navire à mes proches.


7e jour,

Le lendemain nous arrivons à destination. Superbe ! Indescriptible. Castel Sylvain est bien plus merveilleux que dans les histoires contées par les voyageurs qui y ont séjourné. Nos lointains cousins ont une architecture… très naturelle ! Enfin si on peut parler d’architecture. Leurs habitats sont juchés en haut de massifs arbres qui ont traversé les âges. Sûrement les plus vieux chênes que l’on ai jamais vu ! Et cette forêt baignante dans les quelques rayons du soleil procure un émerveillement pour nos yeux, presque magique.

C’est donc avec mes compagnons que nous avançons dans ce lieu qui inspire paix et sérénité. Au fait, je ne les ai pas présenté…
Krull est un jeune homme mystérieux, il se balade avec une marionnette. Je doute que se soit pour quelques représentations, ce qui en ferait un compagnon idéal pour mes voyages, mais il est du genre… distant.
Dakeyras, un jeune homme très sympathique sous ses apparences d’érudit réservé. Il doit être du genre de ceux qui ont la tête enterrée sous des piles de parchemins et de livres d’une bibliothèque vieille de plusieurs siècles. Mais peut-être me trompe-je, c’est pourquoi je m’interroge sur ses motivations à vouloir sortir de son carcan…
Et Unadow, sûrement le plus étrange (décidément, je n’arrive à faire connaissance qu’avec de sombres personnes). Il a les oreilles pointues, un lointain cousin des miens, mais je ne connais pas exactement ses origines. Il est du genre mesquin mais c’est un bon leader, il ne cache pas sa langue dans sa poche contrairement aux deux autres.

C’est après ces présentations que je continue mon écriture.
Cher journal…
Non, je ne suis pas comme ces crétines de jeunes filles qui blablate n’importe quoi !

Cette cité est vraiment resplendissante… Je me demande ce qu’on sert dans leur taverne.
Des gens nous dévisage. Ils ne sont pas habitués aux étrangers. Il n’est pas commun non plus de traverser Castel Sylvain avec un elfe noir, un elfe des Havres Gris, un mystérieux Béornide et un jeune homme chauve !
Tout est fait en relation avec la nature, les passerelles et maisons en bois sont travaillées avec originalité, et prouvent leur subtilité architecturale. Cette cité n’est pas comparable aux Havres Gris.
Ahhh, comme le temps passe, je me souviens encore de mon enfance là bas… il faut que j’y retourne dès que le temps me le permettra, je suis curieux de savoir ce qu’il s’y est passé en dix ans !

Je me demande bien pourquoi des patrouilles sont si souvent présentes, il est impensable qu’une menace puisse se dérouler en ce lieu, tant il inspire le calme.
Par Arutha - Publié dans : Journal DOT
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /Mai /2008 22:29
Journal d’Arutha, 1612 3A
Mois de mars

Toujours aussi éloigné de mes chères Havres Gris, je poursuis mon voyage. Aujourd’hui, j’arrive à Maethelburg après avoir traversé l’Anduin…

1er jour, ce matin là,

J’arrive enfin à pénétrer dans le (presque) légendaire Intrépide. Les dires de cet aubergiste s’avéraient exact. Pour une fois.
Cirdan sera ravi de ma découverte. Enfin, une fois que je serais de retour.

Le bateau terrestre ressemble étrangement à nos navires. Bien sûr il possède une particularité. Des roues massives sortent de la coque permettant à l’Intrépide de supporter une grande tourelle creuse (je me demande à quoi peut-elle bien servir) et doivent supporter la trentaine de passagers ainsi que l’équipage. Un bateau naviguant sur les terres de Rhovanion, en voilà une première !

Après visite de l’Intrépide, je comprends enfin à quoi sert cette horrible tourelle plantée au milieu du bateau. Un nain (je n’ai pas retenu son nom, en général je n’apprécie pas particulièrement leur compagnie mais je dois avouer que ce « matelot » était courtois) m’a expliqué que de la fumée s’en échappait, et de la « salle des machines » l’équipage s’occupait d’alimenter la cheminée en charbon et en bois pour maintenir le feu. Grâce à ce procédé et un mécanisme que seul les nains connaissent, l’Intrépide pouvait se déplacer. Il m’a bien affirmé que ce n’était pas magique…
Impossible cependant d’en avoir les plans exacts. Finalement Cirdan sera peut être déçu… voire bien pire. Peut être ne devrais-je plus retourner chez moi, surtout que j’ai trouvé de nouveaux compagnons de route…


Le soir,

Le capitaine de l’Intrépide a organisé une petite soirée, il y avait du gratin en matière de bonnes gens, c’était un moment idéal pour jouer de mes talents. J’ai repris de vieux morceaux de musiques enjouées de la Comtée, décidément ils font toujours leurs effets… surtout si l’on s’est fait plaisir avec les délicieuses cuvées de la région ! Même mes propres compositions ont été applaudis et redemandées (je me demande si ce n’est pas les effets de ce vin qui les y ont aidé…) Ils ne connaissent rien à l’art, il ne faut pas leur en vouloir.
Surtout ma fabuleuse « La danse d’Arhain et Anju », une composition typique des soirées enjouées et prenantes (j’aime beaucoup faire référence au dieu rieur et à la déesse de la danse). Les danseurs doivent être face à face et la musique débute lentement avant de monter progressivement de rythme :

Arhain, prend la main de ta partenaire
Anju, accepte la main de ton partenaire

Arhain fait un pas en avant
Anju fait un pas en arrière

Et c’est parti !

Par Arutha - Publié dans : Journal DOT
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus